Engie rachète UK Power Networks pour 10,5 milliards de livres et relève ses objectifs
information fournie par Zonebourse 26/02/2026 à 06:56
Engie va racheter le distributeur britannique UK Power Networks pour 10,5 milliards de livres (12,05 milliards d'euros). L'opération, attendue d'ici mi-2026, doit renforcer son positionnement dans l'électricité et accroître le bénéfice par action dès la première année. La cible appartient au groupe hongkongais CK Infrastructure Holdings. Pour Engie, il s'agit de se protéger des à-coups géopolitiques qui secouent les marchés de l'énergie, en misant sur des actifs régulés aux revenus stables. Les réseaux de distribution garantissent des flux fixes, tandis que la demande devrait croître avec l'électrification des transports et de l'industrie en Europe.
"Nous avions annoncé il y a près de deux ans notre volonté de renforcer notre présence dans les réseaux d'électricité, en particulier les réseaux de distribution... aujourd'hui, nous concrétisons réellement cette ambition", a souligné la directrice générale Catherine MacGregor. Cette acquisition fera du Royaume-Uni le deuxième marché du groupe en EBIT, derrière la France. UK Power Networks exploite 192 000 km de lignes et alimente 8,5 millions de clients à Londres et dans le sud-est et l'est de l'Angleterre.
Le bureau d'études Jefferies accueille favorablement la transaction, qualifiée de "transformatrice", sur "un actif de distribution d'électricité britannique de premier ordre" et "acquis à une valorisation raisonnable et relutive sur le BPA". "L'opération dans les réseaux électriques était un catalyseur attendu de longue date : cette publication est positive et devrait nettement renforcer l'attrait du dossier en Bourse", conclut l'analyste en charge du dossier.
Des objectifs court et moyen terme relevés
Par ailleurs, Engie a relevé ses objectifs financiers. Le résultat net récurrent part du groupe est attendu entre 4,6 et 5,2 milliards d'euros en 2026, contre 4,2 à 4,8 milliards auparavant. L'EBIT 2026 hors nucléaire est visé entre 8,7 et 9,7 milliards d'euros. A l'horizon 2028, le groupe table sur un résultat net récurrent de 5,2 à 5,8 milliards d'euros et un EBIT hors nucléaire de 10,3 à 11,3 milliards. Selon Jefferies, qui a aussi apprécié les précisions sur le développement dans les centres de données, ces projections sont supérieures de 9% à celles du consensus.
La directrice générale, Catherine MacGregor, assure que la grosse acquisition restera sans effet sur le dividende ni sur la notation investment grade . Le financement reposera sur 5 milliards d'euros de dette et de titres hybrides, jusqu'à 3 milliards d'euros d'actions nouvelles et 4 milliards d'euros de cessions d'actifs d'ici 2028.
Quant aux résultats 2025, ils sont restés stables, en baisse de 1%, au sommet de la fourchette annoncée mais légèrement en dessous des attentes. La hausse des ventes de gaz, portée par un hiver plus froid, n'a pas compensé le recul de l'hydroélectricité faute de pluie. L'EBIT 2025 hors nucléaire atteint 8,8 milliards d'euros, contre 8,9 milliards fin 2024. Le résultat net récurrent part du groupe s'établit à 3,8 milliards, contre 4,1 milliards un an plus tôt.
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